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Hartung

Hans Hartung, peintre français d'ascendance allemande, est né le 21 septembre 1904 à Leipzig. Il est mort le 7 décembre 1989 à Antibes, en France. Il est l'un des principaux représentants européens d'un style de peinture totalement abstrait. Ses groupements de lignes noires sur des fonds colorés, méticuleusement réalisés et presque calligraphiques, l'ont rendu célèbre.

 

Débuts en tant qu’artiste

Hans Hartung, membre de l'École de Paris et peintre de l'abstraction lyrique, est plus qu'un artiste de l'après-guerre. En réalité, il a commencé sa profession avant la Seconde Guerre mondiale. L'artiste peintre né en Allemagne est, dès son plus jeune âge, attiré par l'expressionnisme de l’art abstrait. Il a établi son propre langage artistique dynamique à l'âge de 18 ans, comme en témoigne une série de 60 aquarelles expressives.

Hartung a suivi un enseignement artistique traditionnel dans les institutions artistiques de Leipzig et de Dresde, bien qu'il ait commencé à réaliser des abstractions de tâches d'encre dès son enfance. Wassily Kandinsky, un artiste peintre russe qui, lui aussi, évitait la peinture physique, a été une de ses influences précoces.

Il a ensuite créé une deuxième série de compositions abstraites au fusain et à la craie noire. Les deux séries sont abstraites et non structurées. Ses dessins à l'encre pendant ses années d'école ainsi que ces deux séries ont eu un impact profond sur toute sa vie d'artiste. Pour un résultat véritablement abstrait, sa méthode était à la fois spontanée et disciplinée

 

Influences françaises

Hans Hartung a rencontré la peinture française lors de l'Exposition internationale d'art de Dresde en 1926, et cet événement a changé sa vie. Il s'est passionné pour les tendances créatives françaises telles que l'impressionnisme, le fauvisme et le cubisme après avoir vu l'une des peintures de Matisse aux couleurs brillantes et aux lignes claires.

Il étudie l'art à Leipzig, Dresde et Munich. En mai 1931, il a été exposé pour la première fois à Dresde, à la galerie Heinrich Kühl, parmi des peintures de paysages figuratifs et des œuvres abstraites. Cette exposition n'a pas été un grand succès. Ensuite, ses œuvres ont été exposées à la Galerie Jeanne Bucher. Il passe les trois années suivantes à Minorque, malade et fauché. Il retourne en Allemagne, mais comme il déteste le nazisme, il s'installe à Paris en 1935 et devient citoyen français en 1946.

Il rencontre des artistes notables de l'époque, dont Mondrian, Miró, Hélion, Goetz et Calder. Le sculpteur Julio González est devenu son ami vers la fin des années 1930, et Hartung a réalisé avec lui une œuvre d’art abstrait.

Tout au long de sa carrière, il a travaillé avec divers composants, notamment l'huile, l'acrylique et les pastels sur papier ou sur toile. La diversité des lignes dans son travail le distingue. La précision et la rationalité de son travail sont visibles dans le fait qu'il créait fréquemment une version préliminaire spontanée (par la méthode du transfert) avant de créer la forme plus grande et définitive tout au long des années 1930 et 1950.

 

Guerre et après-guerre

Hartung a servi dans la Légion étrangère française en Afrique du Nord et en Alsace pendant la Seconde Guerre mondiale, où il a été gravement blessé. Pendant le conflit, il a été amputé d'une de ses jambes. Son service s’interrompt lorsqu'il est emprisonné dans un camp de détention espagnol, dont il a finalement été libéré grâce à l'aide américaine.

Après la guerre, le style mature de Hartung, qui comprend des thèmes linéaires tourbillonnants et dynamiques, acquiert un public réceptif. Après une exposition réussie à Paris en 1947, son art est exposé dans toute l'Europe, ainsi qu'aux États-Unis, au Japon et en Amérique latine. Il a remporté le Grand Prix de la Biennale de Venise en 1960, et son œuvre a reçu son propre espace dans le pavillon français. Il a eu un impact significatif sur l'école européenne d'art abstrait de l'après-guerre.

Les œuvres ultérieures de Hartung sont de plus en plus calmes et stables. Des lettres et des chiffres sont utilisés pour intituler plusieurs de ses toiles.

 

Tachisme

Le tachisme était une école de peinture populaire à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1950. Il mettait l'accent sur l'action instinctive et spontanée du coup de pinceau de l'artiste. Le tachisme a été créé par les jeunes artistes Hans Hartung, Gérard Schneider, Pierre Soulages, Frans Wols, Chao Wu-chi (Zao Wu-ki) et Georges Mathieu dans le cadre d'un mouvement français d'après-guerre plus large connu sous le nom d'Art Informel. Ce dernier rejetait l'abstraction géométrique au profit d'une forme d'expression plus intuitive. L'Art Informel a été influencé par le style spontané et personnel de l'expressionnisme abstrait américain actuel, dont l'Action painting était une facette.

Les tachistes formés en France, comme leurs homologues américains, utilisaient un pinceau chargé pour créer des œuvres énormes avec des coups de pinceau larges et des gouttes, des taches et des éclaboussures de couleur. Leur travail, en revanche, est plus délicat et poétique que celui de peintres américains comme Jackson Pollock et Willem de Kooning, dont les artistes français s'inspirent. De même, les tachistes sont moins dépendants de l'inspiration mentale incontrôlée que les artistes de l'Action.

 

Fin de carrière

Hans Hartung reçoit sa première rétrospective à la Kunsthalle de Bâle en 1952. La même année, le Museum of Modern Art de New York achète son œuvre T1948-15.

Il s'installe à Antibes avec sa femme, l’artiste peintre Anna-Eva Bergman, après de nombreuses années passées à Paris. Hans Hartung a créé son approche en utilisant de la peinture vinylique provenant de l'industrie automobile au début des années 1960. Son art est devenu plus fluide au fil du temps. Vers la fin de sa carrière, il a utilisé un pistolet à peinture pour pulvériser et réaliser des dessins. Tout au long de ses sept décennies de carrière, il a fait preuve d'une innovation constante dans les médias, chacun ayant son propre langage créatif formel.